Déclaration commune dénonçant l’exclusion du Conseil Economique et Social

le .

Nous avons suivi avec consternation, au niveau des deux confédérations (CLTM et CNTM), la farce diligentée par le Ministère de la Fonction Publique, de l’Emploi et de la Modernisation de l’Administration (MFPEMA), en renouvelant les membres représentant la classe ouvrière au Conseil Economique et Social, en violation flagrante des critères sur lesquels sont choisis les représentants des employés. Critères fixés par le code du travail, à l’article 265, suivant les effectifs, les résultats des élections, les cotisations, l’expérience et l’étendue des activités.
Le Ministère a attribué abusivement les places des représentants au au du Conseil, sans tenir compte du statut institutionnel des Centrales syndicales choisies (est-ce que leurs organes sont toujours en transition, sans tenir leur premier congrès ? Est-ce que les congrès ont dépassé les délais légaux et travaille en dehors de la loi ? …) et sans pour autant tenir compte de la présence effective de ces centrales au niveau des différentes institutions et différents secteurs.
Durant les deux dernières années, le gouvernement continuait à exclure la CLTM et la CNTM de l’ensemble des organes représentatifs des travailleurs dont les places réservées aux représentants des travailleurs, dépassent 20 qui représentent les travailleurs au niveau des Conseils d’Administration de la CNSS, de l’ANAPEJ, de la CNAM, de la structure travail des enfants, du Centre Féminin, du Crédit Agricole, de l’ONS, ainsi qu’au niveau de la Commission Nationale des Droit de l’Homme et du Conseil Economique et Social.
Le Ministère a négligé la représentativité syndicale, violant ainsi ces critères stipulés dans le code du travail, pour tenir en liesse le dossier de représentativité des travailleurs que le Ministère attribue sur la base d’autres critères comme le clientélisme, tout en en privant d’autres à convenances propres au Ministère, cherchant par là à réprimer les voix porteuses des revendications effectives des travailleurs.
En éclairant l’opinion publique nationale et celle de la classe ouvrière en particulier, et face à cette exclusion planifiée, nous (CLTM et CNTM) tenons à :
- rejeter l’attribution la représentation des travailleurs sans critères, l’instrumentalisant pour soumettre la lutte syndicale.
- dénoncer les violations répétées des lois du pays, en particulier la représentativité syndicale.
- inviter le Ministère à annuler ce renouvèlement et à le refaire conformément à des critères transparents et clairs qui feront référence pour une représentativité effective reflétant les aspirations des travailleurs.
 
Samoury Ould Beye - SG CLTM
Mohamed Ahmed Saleck - SG CNTM